Récupérateurs d’eau de pluie : 4 éléments pour une installation réussie chez vous

Les récupérateurs d’eau de pluie permettent de réaliser des économies pour soi-même et pour la planète. Avec les risques confirmés de sécheresse annoncés pour l’été 2024, la mise en place de ces dispositifs est plus importante que jamais pour les particuliers habitant dans les régions concernées.

1. Calculer le volume d’eau récupérable

Un premier élément important à prendre en compte lors de l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie est le calcul du volume d’eau qu’il est possible de récupérer. Pour ce faire, il faut tenir compte de la surface du toit, des précipitations dans la région, de l’utilisation prévue et du nombre de personnes qui utiliseront l’eau récupérée.

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Selon un expert spécialisé dans la récupération et la filtration d’eau de pluie, avec une surface de toiture de 100 m² et des précipitations annuelles estimées à 700 mm, la quantité d’eau tombant sur la surface du toit est de 70 000 litres. En multipliant ce chiffre par un indice de perte moyen de 0,75, on obtient la quantité totale d’eau récupérée, soit 52 500 litres par an. Dans certaines installations, une pompe à eau de pluie permet de véhiculer l’eau dans la maison ou à l’extérieur. Comme avec une pompe de relevage, son installation doit être faite par un professionnel si vous voulez être sûr de son bon fonctionnement.

2. Choisir le bon modèle de récupérateur d’eau

Il existe plusieurs modèles de récupérateurs d’eau de pluie, des cuves hors-sol aux réservoirs enterrés. Les prix varient en fonction de plusieurs paramètres : marque, capacité et sophistication. Les modèles les plus abordables sont vendus à partir de 60€ tandis que les modèles plus perfectionnés coûtent jusqu’à 7000€. Les réservoirs enterrés sont plus onéreux.

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Certaines municipalités proposent même des aides financières pour l’achat d’un récupérateur d’eau de pluie. Lors du choix d’un récupérateur d’eau, il convient également d’intégrer d’éventuels éléments additionnels tels que des filtres supplémentaires.

3. Veiller à la qualité de l’eau récupérée

La qualité de l’eau récupérée dépend directement de la propreté de la surface de toiture et des gouttières. Pour préserver cette qualité, il est recommandé de nettoyer régulièrement les gouttières et la surface de toiture, ainsi que d’installer un filtre sur l’entrée de la cuve. Le béton, par exemple, libère naturellement du carbonate de calcium qui neutralise l’acidité de l’eau. Mais il est essentiel de rester vigilant quant à d’éventuelles contaminations chimiques après le ruissellement de l’eau sur des surfaces polluées. Dans ce cas, il est préférable de ne pas utiliser l’eau récupérée pour la consommation humaine mais plutôt pour des usages tels que l’arrosage, le nettoyage ou les toilettes.

4. Se conformer aux réglementations en vigueur

Il est important de se conformer aux réglementations en vigueur concernant l’installation et l’utilisation de récupérateurs d’eau de pluie. Tous les travaux d’installation ou les anciens récupérateurs doivent être déclarés et équipés d’un compteur d’eau selon les exigences locales. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie pour connaître les éventuelles subventions accordées et les démarches administratives à effectuer dans votre région.

C’est ainsi que vous pourrez réaliser des économies tout en préservant l’environnement, un geste bénéfique pour tous.

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